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Recherche par auteur : Birnbaum, Jean

2465 résultats. Page 86 sur 124.

Durée : 4h.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21261
Résumé:" Je voulais écrire sur l'homme à qui personne ne demande rien, Isidore, un dernier couteau qu'on oublie quand il a fini de servir. Ayant tout perdu, sauf sa dignité, il traverse l'exubérance d'une féria, magnifique et risible sous son panama trop voyant. Errance, rencontres, illusions, retrouvailles désespérées, est-ce un monstre qui attend son heure - ou un enfant qui cherche un abri ? L'histoire aurait pu finir dans le sang et la fureur. J'ai imaginé un soleil pour Isidore. Je l'ai mis en présence de son contraire, l'homme d'argent, qui l'héberge et le protège. Entre le gardien de villa et son bienfaiteur égoïste, j'ai tissé les liens d'une amitié s paradoxale que l'apparition de la fragile Gabrielle va mettre à l'épreuve... "
Lu par : François Goy
Durée : 7h. 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21275
Résumé:" Je crois qu'il y a dans toute histoire vraie - ou simplement vécue - une part d'ombre qui ne peut être racontée, à peine s'il est loisible de la désigner de loin, en passant, comme une palpitation noire au bout d'un couloir où le pinceau de notre torche ne parvient pas. Cette part est faite de tout ce que le temps dans sa cruauté n'a pas retenu, ce que les archives ne classeront pas, ce que les témoins n'ont pas vu, n'ont pas dit, n'ont pas compris, ce que les acteurs ont gardé au fond de leur gorge. " Ainsi parle Victorin, le chasseur d'ombres, " l'artiste du souvenir ", dans cette chronique familiale qui déploie sur plus d'un siècle un peuple d'enchanteurs, d'amoureuses et d'innocents à la poursuite d'un bonheur que le temps mettra à mal. Difficile d'oublier les fiançailles de l'ancien voleur de chevaux, la douceur de Baptistine " la belle Ottomane ", Victor que la guerre rendra fou, Paulin le photographe amoureux, le jeune Léonce qui poursuit les abeilles dans la lumière des heures chaudes... Jean-Pierre Milovanoff ressuscite avec humour et mélancolie ces vies fragiles, comme une dernière photographie avant l'oubli.
Durée : 4h. 59min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 26275
Résumé:Misha Miriaki, solitaire en exil, quitte son pays d'élection, le Japon, et revient s'installer en Langudeoc, au bord de la mer, sur les lieux de son enfance. Séducteur désenchanté, charmeur malgré lui, il tente d'échapper à toutes les sollicitations pour retrouver le sens de sa vie dans ses souvenirs les plus lointains. Mais l'indifférent, le sceptique, tombe amoureux, ce qui ruine tous ses plans. Auprès d'Amalia et des habitants de Cap-Marin, il redécouvre la passion amoureuse et les amitiés authentiques. A l'hiver d'un égoïste succède le printemps d'un homme vivant. Mais ce plaisirs peuvent-ils durer ?
Lu par : Marion Martin
Durée : 4h. 19min.
Genre littéraire : Sciences/technologie
Numéro du livre : 28802
Résumé:Si vous pensez que la planète va bien et que les menaces qui pèsent sur le "vivant" sont exagérées ; Si vous considérez que l'humanité vit de manière harmonieuse et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes... Alors, n'allez pas plus loin, ce livre n'est pas pour vous, il vous dérangerait dans vos certitudes. Par contre, si vous n'êtes ni béat d'optimisme, ni indifférent, ni résigné et que vous croyez en la capacité des hommes à infléchir la marche du "progrès" dans un sens favorable à la nature et à l'humanité... Alors, écoutez l'appel que vous lance ici GAÏA. Gaia qui personnalise notre belle planète bleue nous demande de changer notre regard sur la Terre et de la considérer comme sacrée, tout simplement parce qu'elle est la demeure des hommes.
Lu par : Evelyne Fournier
Durée : 4h. 33min.
Genre littéraire : Sciences/technologie
Numéro du livre : 29256
Résumé:Le département de l'Essonne a eu son importance dans la conquête des airs et l'essor de l'aviation.
Lu par : Simone Marazzi
Durée : 6h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24411
Résumé:Au terme des nombreux déboires qui ont masqué son existence de raté exemplaire et de délinquant bas de gamme, Sébastien Ponchelet est devenu manutentionnaire dans une prestigieuse maison d'édition parisienne. il y découvre un jour un manuscrit égaré qui commence par la phrase : "Longtemps je me suis couché de bonne heure". Ces huit mots vont changer sa vie. Avec cette variation originale sur la création et sa réception, mais aussi sur le désir et l'inhibition, JP Gattégno rend à la littérature et à ses lecteurs le plus jubilatoire des hommages.
Lu par : Louis Belon
Durée : 18h. 40min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23660
Résumé:Noël Tarrigues n'a pas dix-neuf ans, mais dans la mine de La Vernasse on n'en connaît pas de plus dur à la tâche, ni à la douleur. Bien sûr, il aime Emmeline, « la petite bohémienne », qui le lui rend bien, mais son cœur appartient en vérité aux gueules noires, à ses camarades entassés à La Vernasse dans un bas-quartier qui porte un nom formidable « les Cannibales ». Son livre de chevet est le Germinal de Zola, sou dieu l'Enjolras de Victor Hugo, et sa grande angoisse en ces années de crise son adhésion au Parti communiste. Mourrail, le maître-mineur, est prisonnier de son destin : un mariage à ses yeux féerique avec une demoiselle noble l'a privé à jamais de toute autre ambition. Il est et demeurera le serviteur de la compagnie d'exploitation, pour le meilleur et pour le pire. Ces hommes et ces femmes vont et viennent entre leur doux village de Clerguemort et le trou d'enfer vers lequel affluent des Polonais, des Italiens, des Espagnols, des Arméniens, des Tchèques. C'est dans cette mine que nous voyons bouillonner l'histoire en gestation dont La Gueuse est la chronique grandiose. C'est de là que partent des fils qui nous relient à Hambourg où s'implante la terreur hitlérienne, à Paris secoué par l'insurrection du 6 février, à Belleville, à Alès-la-Rouge. Des silhouettes connues apparaissent : Léo Lagrange, Malraux, Chamson, Guéhenno, ou, de l'autre côté de la barricade, le préfet de police Chiappe. Tout cela n'est pas la politique, mais l'histoire vécue, une histoire que domine la figure de la Gueuse, la République dépoitraillée, comme l'a vue Delacroix, nourrice et mégère à la fois. Les enfants de Clerguemort jouent et rêvent dans ce climat qui fera d'eux des hommes d'une espèce dangereuse.
Lu par : Louis Belon
Durée : 13h. 54min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23615
Résumé:1932. Cherchemidi, jeune écrivain mêlé à l'avant-garde littéraire parisienne, revient dans son village natal, Clerguemort, niché au flanc du Mont Lozère. II va redécouvrir une mentalité et une manière de vivre, une nature enfin, dont il s'était éloigné. C'est ainsi que nous ferons la connaissance d'une humanité . singulière. En contrepoint de cette chronique, Jean-Pierre Chabrol aconte l'histoire de Lilette, la sœur de Cherchemidi qui naguère a fait une fugue avec un chef d'orchestre hongrois de passage à Nîmes. Il nous conduira auprès d'elle à Hambourg, aux premiers temps de l'hitlérisme, où Cherchemidi va chercher son jeune neveu, pour le soustraire aux persécutions. Car si les habitants de Clerguemort échappent dans une certaine mesure au temps, l'histoire et ses événements n'en touchent pas moins cette collectivité privilégiée.
Durée : 3h. 23min.
Genre littéraire : Roman terroir
Numéro du livre : 23191
Résumé:Au village, ils n'ont pas aimé voir débarquer Vassile, un étranger à la dégaine improbable, qui a hérité de la maison de sa mère, Liliana. Vassile ne cesse de poser des questions pour comprendre... Comprendre celle qui l'a abandonné dix ans auparavant et qui lui lègue une baraque branlante au milieu des vignes d'un propriétaire. Affrontant la haine des villageois, retrouvant le journal intime de sa mère, Vassile va remonter le temps... Les deux histoires se mêlent : celle d'un fils qui garde le souvenir d'une mère bien-aimée. Celle d'une femme moldave, traquée, qui a dû se sacrifier pour protéger son fils.
Durée : 9min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 28786
Résumé:Pendant toute son enfance, le narrateur rêve de découvrir le contenu des 5 grandes poches de la robe de sa maman. Il grandit, difficilement, en essayant de se conformer à ce qu'on attend de lui. Jusqu'au jour où sa mère lui lègue le contenu de ses poches. Une transmission symbolique qui va lui permettre de s'accepter et de vivre en harmonie.
Lu par : Renée Coquemont
Durée : 9h. 20min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 28712
Résumé:Jeanne ne se résout pas à vivre auprès de Louis qui a pourtant accepté de l'épouser alors qu'elle était enceinte d'un autre homme. Elle part seule comme préceptrice à Alexandrie, en lui laissant son enfant. Loin de tout, elle ne pensait pas qu'elle allait rencontrer l'amour et se lancer dans un voyage exaltant.
Lu par : Claude Rozier
Durée : 8h. 47min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 21855
Résumé:" J'ai passé plus de temps à lire en bibliothèque qu'à manger, à fréquenter les cinémas ou les musées, à prendre des vacances au bord de la mer. Et, pour finir ces énumérations comptables, j'ai sans nul doute connu plus de bibliothèques que de femmes. " C'est une vie animée par l'amour des bibliothèques que raconte Jean Marie Goulemot, spécialiste du XVIIIe siècle et de l'histoire du livre : une vie de braconnage au fil des rayons, des rencontres, des découvertes, en France, en Espagne, aux États-Unis ; une vie de rêveur, placé sous surveillance ; une vie de professionnel scrutant les habitués, à l'écoute des silences, des nuisances sonores et des conseils les plus inattendus. Chemin faisant, c'est aussi une histoire des bibliothèques qui se dessine de l'antique bibliothèque d'Alexandrie à la censure dans la France occupée, des bibliothèques imaginaires aux livres condamnés à l'Enfer, des premières salles de lecteurs aux récentes mutations technologiques, Jean Marie Goulemot livre un texte intime, attachant et passionné.
Lu par : Manon
Durée : 1h. 10min.
Genre littéraire : Humour-satire
Numéro du livre : 27780
Résumé:Manuel humoristique écrit par un père qui a le sentiment d'être allé trop loin dans le principe de l'enfant-roi et qui propose des exercices résolument toniques pour reprendre en main le destin familial : comment culpabiliser ses enfants ? Comment leur piquer leur mobylette ou leur haschich ? Comment les déshériter ?, etc.
Lu par : Gérard Pliquet
Durée : 1h. 43min.
Genre littéraire : Humour-satire
Numéro du livre : 25132
Résumé:Jean-Louis Fournier, un des rares auteurs à savoir conjuguer pédagogie et plaisir, s'attaque à l'enseignement des sciences naturelles. Pourquoi l'alouette n'a-t-elle pas de sabots ? Que trouve-t-ton dans un expert-comptable qu'on a vidé ? Quand les feuilles du haricot sèchent, est-ce la fin des haricots ? Des questions inattendues mais des réponses scientifiques. De la brave vache au chaud lapin, en passant par la reproduction de l'homme et l'étude de la pomme de terre, "mère de toutes les frites", ce livre insolent et drolatique fera, comme la Grammaire imperitnente, le bonheur des écoliers et de leurs maîtres.
Durée : 37min.
Genre littéraire : Théâtre
Numéro du livre : 22066
Résumé:"Jean-Claude Grumberg est l'auteur tragique le plus drôle de sa génération. (...) Dans ce "cauchemar de l'Histoire" dont parle Joyce, cauchemar dans lequel il a été jeté à sa naissance, Grumberg va "remonter la pente" en devenant un auteur comique, l'auteur d'un théâtre peuplé de "petites gens" d'une vérité à la fois cocasse, affectueuse et féroce. Grumberg n'est pas populiste, il est populaire. Il n'est pas naturaliste, il est naturel. Il n'est pas réaliste : il sonne réel avec cette simplicité pas du tout simple à obtenir, avec cette vérité qui est le produit d'un art aussi savant qu'invisible."
Lu par : Isabelle Lebrec
Durée : 6h. 10min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22585
Résumé:À la façon , pourtant inimitable, de Françoise Sagan dans Avec mon meilleur souvenir, Jean-Pierre Cassel nous raconte sa vie par les autres. Et nous offre une formidable galerie de portraits, principalement des grands metteurs en scène de cinéma et de théâtre : Jean Renoir, Abel Gance, René Clair, Luis Buñuel, Jean Vilar, Marcel Achard, Marcel Bluwal, Claude Chabrol, Jean-Pierre Melville, Joseph Losey... et tant d'autres avec lesquels il a travaillé. Portraits parfois surprenants, qui dévoilent un aspect inattendu de ces personnalités hors du commun. Des hommes et des femmes qui l'ont fasciné ou déçu, dont il parle avec amitié ou respect. Sans nostalgie, avec légèreté et finesse, il évoque les premières rencontres, les fous rires et les tensions, les enthousiasmes et les malentendus, les conflits et les grands bonheurs des tournages et des répétitions. Le livre débute par un portrait de Fred Astaire, dont Jean-Pierre Cassel célèbre l'insolence et la grâce, car il y a chez cet acteur pudique et discret un vrai plaisir de nous faire partager ses admirations. Deux grandes artistes illuminent ces pages, Lauren Bacall et Maria Callas, resplendissantes et majestueuses.
Lu par : Manon
Durée : 9h. 57min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 29236
Résumé:Le parcours de l'auteur, chef d'entreprise expatrié au Qatar, de la lumière aux prisons d'une dictature orientale. Président des Français à l'étranger pour le Qatar, Jean-Pierre Marongiu s'estime trahi par son partenaire de la famille royale. Il a été spolié de ses biens par la loi de la kafala, puis incarcéré pour une durée indéterminée. ©Electre 2014
Lu par : Pierre Gautier
Durée : 12h. 40min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21714
Résumé:Assez de l'humaniste barbu, du martyr pour Panthéon et fin de banquets, de l'apôtre unitaire pour grand-messe de gauche ! Si on réduit jean Jaurés à ses commémorations émues, on peut l'abandonner sans vergogne aux curieux et aux dévots, aux avenues de la Gare et aux frontons de groupes scolaires. Jaurés ne peut être confondu avec le jaurésisme et les jaurésiens. Il a parlé, il a écrit, il s'est battu et il en est mort. La République l'appelait ; pour elle, il a su vaincre et se sacrifier. Raconter Jaurès, c'est retrouver les hymnes et les envolées oratoires qui se sont affadis dans les banquets de notables ; c'est entendre les grands mots du philosophe, de l'intellectuel et de l'historien, du défenseur des droits de l'homme, de l'homme de la paix et de l'adversaire du colonialisme. Jaurès sait leur donner des ailes. Jaurès fut le ténor de l'opéra grandiose et parfois naïf que fut la République en ses débuts. Mais les questions auxquelles le premier mort de l'été 1914 avait donné sa réponse continuent de nous hanter : comment ne pas trahir quand on est au pouvoir ? Comment lire une société d'inégalités ? Comment récuser le désordre établi si l'on n'assume pas l'histoire et l'héritage ? Que serait un avenir sans morale et sans religion ?
Lu par : Nicole Roche
Durée : 5h. 34min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21858
Résumé:De 1917 à 1922, une épidémie de lettres anonymes s abat sur la ville de Tulle. Glissés dans les paniers des ménagères, abandonnés sur les trottoirs, les rebords des fenêtres et jusque sur les bancs des églises, ces centaines de courriers qui dénoncent l infidélité des uns, la mauvaise conduite des autres alimentent toutes les conversations et inquiètent les habitants. Peu à peu, une atmosphère de suspicion recouvre la ville : quel est donc ce mystérieux anonyme et que recherche-t-il ? Quand un greffier de la préfecture, troublé par la réception d une lettre anonyme, perd la raison et meurt au cours d une crise de démence, l enquête policière s accélère et la presse nationale se précipite à Tulle à la recherche d un fait divers qui puisse passionner autant les Français que le procès de Landru qui vient de s achever. Les feuilles à scandale ne se trompent pas : l affaire des lettres anonymes de Tulle se révèle machiavélique et l instruction riche en rebondissements, du suicide ou de l assassinat d une présumée coupable à la grande dictée des suspects organisée par un expert graphologue en passant par le dessaisissement du juge qui a eu la mauvaise idée de faire appel à un voyant pour y voir plus clair. Une fois le coupable identifié, ce fait-divers qui a défrayé la chronique aurait pu être oublié s il n avait servi de source d inspiration à Henri-Georges Clouzot pour réaliser Le Corbeau en 1943, un film noir et maudit, peut-être le chef-d uvre du cinéma des années noires que les censeurs de la Libération ont stigmatisé pour avoir donné une image peu reluisante de la France occupée. Si le Corbeau a durablement éclipsé l histoire dont il est issu, l affaire des lettres anonymes de Tulle mérite mieux que l oubli car la réalité, noire, surprenante, diabolique, dépasse sans doute la fiction de Clouzot.
Lu par : Joëlle Leport
Durée : 5h. 29min.
Genre littéraire : Psychologie/médecine
Numéro du livre : 25735
Résumé:Placés dans des conditions effroyables, confrontés au spectacle quotidien de la mort, bien des poilus ne se sont jamais remis de ce baptême de l'épouvante. Certains sont restés hagards à vie, hurlant, criant sans raison apparente; d'autres sourds, pliés en deux, incapables de se relever. En Angleterre, on appelle ce syndrome: le shell shock. Ces blessés-là furent si nombreux qu'on estime pour la seule France leur chiffre au minimum à 100 000. D'abord on ne sut pas quoi en faire. Puis les médecins se sont penchés sur leurs cas, convaincus qu'ils mentaient. Pour le vérifier, l'un d'eux imagine de les soigner à l'électricité , un choc pour un autre choc... On baptise cette technique le « torpillage » ! Baptiste Deschamps qui ne se sent pas fou refuse ce soin qui est abominable de surcroît et fait horriblement souffrir ! Un député vient à son secours et déclenche une bataille médiatique d'une ampleur immense qui rappelle un temps celle de l'affaire Dreyfus. Le poilu gagnera son procès mais la médecine têtue et ignorante poursuit ses expériences avec le soutien du gouvernement! Et d'ailleurs qui écouterait les divagations d'un certain Freud, cet autrichien pour qui la guerre explique seule ces névroses nouvelles ? Car, pour les aliénistes, nul doute que la folie est bien dans le camp des Allemands! Cette histoire, on va la revivre des années plus tard, nous explique Jean-Yves Le Naour, lors de la guerre du Vietnam dont le film Bird a popularisé le drame des G I plongés dans une guerre qui les prit tout entiers, corps et âmes...